Les Actes du colloque sur la fragilité (juin 2014) sont disponibles

Posted on 10 juillet 2014

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Colloques Fragilites 140618 Actes

 

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Colloque Fragilites 140618 Conclusions

Liste des auteurs dont les écrits sont présents dans les Actes :

  • Solofo Randrianja (dir.)
  • Roger Mahazoasy
  • Alexandre Marc
  • Erick Rabemananoro
  • Christiane Rafidinarivo
  • Ketakandriana Rafitoson
  • Francis Rajaobelina
  • Monique Rakotoanosy
  • Patrick Rakotomalala
  • Juvence F. Ramasy
  • Mialisoa Randriamampianina
  • André Rasolo
  • Lolona Razafindralambo
  • Désiré Razafindrazaka
  • Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo
  • Serge Zafimahova

Le fait est que, selon les recherches effectuées par l’International Country Risk Guide pour obtenir des résultats tangibles dans la lutte contre la fragilité, il faut travailler sur le temps long (12 à 36 ans en fonction des domaines). Le chiffre est celui révélé par l’organisation de la société civile Liberty 32, dans le cadre de la collecte d’opinions publiques qu’elle a réalisée en collaboration avec ATW dans sept régions du pays. Selon 63,1% des personnes qu’elle a interrogées, les élections présidentielle et législative de 2013 n’ont pas mis fin à la dernière crise.

 

Il est évident que sortir Madagascar de la situation de fragilité dans lequel il se trouve ne se fera pas en un colloque, et que l’éducation civique et politique dans ce sens en direction des citoyens et de la classe politique sera un travail de longue haleine.

 

Mais entre ceux qui se résignent ; ceux dont le seul acte concret est de critiquer sans jamais entreprendre ; et ceux qui se disent que tant qu’il y a de la vie, il y a quelque chose à tenter, il existe une grande différence. Celle qui mène les bâtisseurs du lendemain vers des rêves qui semblent impossibles, mais qui, pierre après pierre, pas après pas, peuvent faire bouger les lignes dans la tête des gens, avant de le faire dans la réalité des faits.

 

Je rends hommage à ces dizaines de personnes qui ont délaissé leurs occupations pendant trois jours pour venir réfléchir gratuitement avec passion sur l’avenir de leur pays. Je tire mon chapeau à ces membres du comité d’organisation du colloque qui n’ont pas lésiné sur leur énergie, au milieu de mille et une contraintes. Je manifeste ma gratitude à tous ceux qui ont accordé de l’importance à cette manifestation.

 

A présent, les ouvrages relatifs au colloque sont disponibles : les Actes, qui contiennent la plupart des textes communiqués lors du colloque (ceux que leurs auteurs ont pu remettre à temps pour l’impression), auxquels on a rajouté d’autres textes qui ont été jugés pertinents par rapport à la thématique d’ensemble : et les Conclusions, qui recouvrent les résultats des travaux de groupe.

Certes, ce ne sont pas ces produits intellectuels qui vont résoudre du jour au lendemain les petits et grands problèmes qui alimentent la fragilité de notre pays. Mais si cette action n’avait été faite par les intervenants et les participants à ce colloque, de qui aurait-il fallu attendre qu’elle se fasse ?

Colloque à suivre, avaient dit les participants lors de l’évaluation finale. Reste à savoir qui doit provoquer cette suite. Les énergies et synergies qui se sont développées lors du colloque ont la capacité de prendre le relais, pour que les conclusions du colloque puissent être suivies d’effets, et que cet évènement ne soit pas un atelier de plus. D’autres personnes de bonne volonté ne demandent qu’à rejoindre le mouvement, qui doit rechercher une structuration et un leadership pour mettre en œuvre les résolutions. A mon niveau, et avec mon équipe, je pense avoir fait ma part du chemin, à charge pour d’autres de le poursuivre.  Mais je contemple avec curiosité ceux qui ont eu tellement de jouissance à dire qu’on n’a pas besoin de bailleurs de fonds pour agir positivement dans ce pays.

Le colloque ne fut certainement pas parfait. Mais je garde en mémoire cette citation du Président Roosevelt que Elia Ravelomanantsoa m’a transmise au lendemain du colloque : « Ce n’est pas le critique qui est digne d’estime, ni celui qui montre comment l’homme fort a trébuché ou comment l’homme d’action aurait pu mieux faire. Tout le mérite appartient à celui qui descend vraiment dans l’arène, dont le visage est couvert de sueur, de poussière et de sang, qui se bat vaillamment, qui se trompe, qui échoue encore et encore – car il n’y a pas d’effort sans erreur et échec -, mais qui fait son maximum pour progresser, qui est très enthousiaste, qui se consacre à une noble cause, qui au mieux connaîtra in fine le triomphe d’une grande réalisation et qui, s’il échoue après avoir tout osé, saura que sa place n’a jamais été parmi les âmes froides et timorées qui ne connaissent ni la victoire ni l’échec. »

Erick Rabemananoro

 

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