Juan de Nova, du gaz dans l’eau entre Madagascar et la France …

Posted on 27 mars 2012

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par Patrick Rakotomalala (Lalatiana Pitchboule) – 25 Mars 2012

A propos de la crise malgache de 2009, la diplomatie de la France me paraissait tellement  « à coté de la plaque »  dans ses postures, ses aveuglements, ses maladresses, ses dérives  qu’elle en paraissait irrationnelle.  De fait, aucune des hypothèses formulées jusque là ne satisfaisait pleinement mon besoin d’une réponse cohérente.

J’en avais tenté une approche exhaustive dans le dossier « les implicites de la crise malgache de 2009 : géopolitique, géostratégie et diplomatie française » [1]. Puis j’avais tenté d’analyser les ressorts de cette diplomatie française qui auraient pu éclairer le sujet dans « Madagascar, les errements de la diplomatie française ».

J’ai mené cette dernière étude en corrélant des éléments et des hypothèses émis au sein de ces articles antérieurs. Une réponse m’est apparue flagrante que j’avais là sous les yeux … et qui offre peut être une explication pleinement plausible à l’engagement de Paris dans cette interminable crise . Je vous la fais partager.

Bonne  lecture … désolé d’avoir fait aussi long …

INTRODUCTION …

S’il demeure, depuis le début en 2009 de la crise malgache, une  interrogation c’est bien celle-ci : quels sont les enjeux de la France pour qu’elle se soit impliquée avec autant d’acharnement et de constance dans cette crise ? Quelles peuvent être les raisons qui ont poussé la diplomatie française à adopter ces posturesqui ne se sont préoccupées ni de l’opinion des Malgaches eux-mêmes ni de l’opinion des partenaires internationaux de la France ?

Juan de Nova, îlot idyllique de 5 km², sanctuaire écologique, poussière au milieu de l’Océan Indien offre une réponse à cette question. Un enjeu majeur s’y dessine probablement pour la République française. Et si on doit lire un crime d’ingérence dans l’attitude de Paris quant à la crise malgache, son mobile est peut être là. Parler alors de la poussière au milieu de l’océan pourrait bien s’avérer être un pavé dans la mare.[…]

[1] article qui a fait l’objet d’une publication dans l’ouvrage collectif : « Madagascar : le Coup d’Etat de Mars 2009 »  (dir. Solofo Randrianja). Editions  Karthala. 2012

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