Des terres pour l’agro-industrie internationale ? Un dilemme pour la politique foncière malgache …

Posted on 13 avril 2010

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J’ai dédié le portail www.madagoravox.com (*)  aux documents de référence, ne publiant ici que mes « coups de gueule » …  De fait l’article ci dessous n’avait pas lieu d’être ici … à la rigueur en rubrique « liens références » …

Je déroge donc à ma règle pour vous passer ici  ce superbe dossier de Teyssier, Ramarojohn  et Andrianirina Ratsialonana, publié dans le dernier numéro de « echogeo » , qui caractérise le sujet du foncier et, en particulier, le sujet des projets d’accaparement des terres ..

Je souhaitais là faire acte d’humilité …  Pourquoi ? Simplement  parce que mon TOUT PREMIER papier publié sur Tribune l’année dernière concernait le sujet  Daewoo … Et parce que le dossier de ces trois chercheurs remet au pas certaines de mes idées (arrêtées ?) et analyses de l’époque …

Leçon d’humilité disais je … Il faut toujours avoir en tête qu’on ne détient pas la vérité … On ne peut que s’efforcer d’être sincère ..

Bien à vous

(*) à ne pas confondre avec le blog « coup de gueule » courant

baobab

Des terres pour l’agro-industrie internationale ? Un dilemme pour la politique foncière malgache …

André Teyssier, Landry Ramarojohn et Rivo Andrianirina Ratsialonana

Les manœuvres d’appropriation foncière à grande échelle tentées fin 2008 par les entreprises Daewoo Logistics et Varun International, largement relayées par les médias et dénoncées par diverses organisations, ont participé à la déstabilisation du gouvernement Ravalomanana. Les montages de ces deux grands projets agro-industriels ont suivi des trajectoires différentes, l’un choisissant de contrôler d’immenses superficies par bail emphytéotique, l’autre privilégiant des formes de contractualisation de la production, mais tous deux ont été abandonnés face à des mouvements de contestation basés sur l’inaliénabilité de la « terre des ancêtres ». Le rejet de ces projets d’envergure encore inédite et en partie tournés vers des cultures d’exportation est compréhensible tant les retombées économiques et sociales paraissaient incertaines. Madagascar ne saurait néanmoins se priver d’investissements dans le secteur agricole, mais des choix de développement, orientés par une meilleure connaissance des processus en cours, restent à opérer en toute transparence, afin de combiner développement de l’agro-business et promotion des exploitations familiales. Pour l’instant, ces incertitudes marquent une politique foncière qui, même rénovée, hésite […] Lire la suite

Posted in: opinions