MAP et Objectifs du Millénaire pour le Développement à Madagascar : ou Ra8 avait il une vision du développement du pays ????

Posted on 29 mai 2009

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29 mai 2009

Je cite mon amie Rota Rakotomalala qui nous fournit cette contribution :

« Personnellement, je reste intimement convaincue qu’il y avait une volonté de Développement durable de la part de Ravalomanana. Et si l’on en croit ce qui est publié sur ces objectifs à Madagascar, nous étions sur la bonne voie…[…] Ravalomanana a semble t il plus collaboré avec la Banque Mondiale qu’avec les Africains ou les Nations Unies pour atteindre ces objectifs. Ceci expliquerait-il cela, concernant la situation actuelle à Madagascar ? Aurait-il été lâché par tout le monde ? »

En introduction nous vous proposons ici un excellent reportage de l’émission Ecran Vert, diffusée le 28/05 sur TV5Monde … qui décrit des initiatives en milieu agricole malgache intéressantes

La présentation des documents ci après est fondamentale pour qui veut avoir une vision exhaustive de la situation à Madagascar d’avant les évènements. Certains nous reprocheront certainement notre parti pris … nous le leur accordons. Mais ces documents prouvent
1) que le gouvernement précédent avait une vision réelle et une stratégie engagée quant au développement du pays et
2) que les institutions vouées au développement lui avaient accordé (au moins jusqu’à l’affaire de l’achat Force One et au pseudo-scandale Daewoo) un label de bonne gouvernance.

Que cette vision ait été masquée par  la confusion des intérêts du président et de l’état n’enlève rien à la pertinence de ce qui était engagé.

Il est par ailleurs notable que les orientations de la Banque Mondiale ont sur cette décennie 2000-2010 clairement évolué, depuis les stratégies neo-libérales qui préconisaient les plans de restructuration catastrophiques – sur le plan social – de la décennie 1990-2000, vers des logiques de lutte contre la pauvreté, d’entreprises socialement responsable, de développement durable et d’économie sociale. L’engagement affiché du gouvernement de Ra8 auprès de la Banque Mondiale et de fait sa reconnaissance par la BM même, n’en déplaise à certains, étaient significatives de la réalité d’une stratégie de développement.

Enfin, certains esprits chagrins nous rétorqueront que bien évidemment, tout cela n’était que poudre aux yeux qui permettait seulement de masquer les détournements « démoniaques » de « l’un des plus grands tyrans » que la « terre ait jamais porté » (je cite certains rédacteurs pro-Hat) .  Les gens jugeront par eux mêmes.

Le rôle de la Banque Mondiale

Objectif Général : La Banque mondiale exécute à Madagascar un programme dont l’objectif est de réduire la pauvreté et d’améliorer la qualité de vie de la population malgache. Le programme inclut actuellement 21 projets pour un engagement d’une valeur approximative de 1153 millions de dollars.

Stratégie d’Aide Pays (CAS) 2007-2011 : Le 3 avril 2007, le Conseil d’administration de la Banque mondiale a discuté de la Stratégie d’aide-pays (PDF a) (CAS) pour Madagascar concernant la période 2007–2011. Ce document, qui sert de cadre d’intervention de la Banque mondiale à Madagascar, a été développé en étroite collaboration avec le Gouvernement. Il détaille comment le programme de la Banque mondiale compte appuyer la mise en œuvre du Plan d’action pour Madagascar (PDF) (MAP), qui est la stratégie du Gouvernement en matière de développement pour la période 2007–2012.

Les principes généraux de cette Stratégie d’Aide Pays sont :

– L’élimination des contraintes qui pèsent sur l’investissement et la croissance, à la fois en milieu urbain et rural.
– L’amélioration de l’étendue et de la qualité des services.

La Stratégie Aide Pays (CAS) : le rôle de la Banque Mondiale

Contexte de la Stratégie d’Aide Pays : La Stratégie d’aide-pays (CAS) est le plus important des documents consacrés par la Banque mondiale à un pays donné. Elle est adaptée aux besoins et au contexte du pays et énonce les priorités de développement identifiées par le Groupe de la Banque mondiale, ainsi que le niveau et le type d’aide que celui-ci entend fournir sur une période de trois ans.

L’élaboration des CAS intègre un processus participatif. Avant l’adoption de la stratégie, ses éléments clés font l’objet d’échanges de vues avec les instances gouvernementales et, pour assurer la participation la plus large possible, un processus de concertation avec le public est également mis sur pied, des forums sur Internet étant ouverts à cet effet, dans beaucoup de pays.

La CAS n’en est pas pour autant un document négocié: elle fait ressortir toutes les différences qu’il peut avoir entre le programme défini par le pays et la stratégie envisagée par la Banque. Un rapport d’avancement annuel est publié au cours de sa mise en œuvre. Des informations supplémentaires sont disponibles au site de la Banque mondiale sur les CAS.
Stratégie d’aide-pays à Madagascar

Pour plus de détails sur la Stratégie d’aide-pays, nous vous invitons à consulter le chapitre correspondant dans la fiche-pays.

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Le Document de Stratégie de réduction de la pauvreté

Cadre conceptuel

Le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) décrit les politiques et programmes qu’un pays entend mettre en œuvre sur le plan macroéconomique, structurel et social afin de promouvoir la croissance et de réduire la pauvreté, ainsi que les besoins de financement extérieur qui y font pendant. Il est élaboré par les responsables du pays en faisant appel à un processus participatif auquel prennent part sa société civile et ses partenaires de développement, dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Les DSRP constituent la base des apports d’aide de la Banque mondiale et du FMI, ainsi que des allégements de dette consentis au titre de l’Initiative PPTE (Initiative en faveur des pays pauvres très endettés). Ils sont censés être pilotés par les pays eux-mêmes, exhaustifs, axés sur le partenariat et participatifs. Les pays n’ont à établir un DSRP qu’une fois tous les trois ans, mais ils peuvent en modifier le contenu au moyen d’un rapport de mise en œuvre annuel. Pour en savoir plus à ce sujet, veuillez consulter le site PovertyNet (a).

Le MAP ou l’application à Madagascar de la stratégie Pays proposée : document de stratégie pour la réduction de la pauvreté à Madagascar

Le Plan d’action pour Madagascar (MAP) est la stratégie du Gouvernement pour la période 2007 – 2012

Le gouvernement a mis en place un audacieux plan d’action de cinq ans, le Plan d’action pour Madagascar (MAP), qui est la stratégie de seconde génération de réduction de la pauvreté. Le MAP envisage des réformes accélérées et mieux coordonnées, et décrit les « stratégies et les actions qui initieront la croissance rapide, mèneront à la réduction de pauvreté, et s’assureront que le pays se développe en réponse aux défis de la mondialisation et selon la vision nationale « Madagascar naturellement » ainsi que les Objectifs de développement pour le Millénaire .

Le MAP a été préparé d’une manière participative, avec des ateliers organisés dans chacune des 22 régions ayant abouti à un atelier national de lancement en novembre 2006. Le MAP inclut huit engagements : (1) gouvernement responsable ;
(2) infrastructures reliées ;
(3) transformation de l’éducation ;
(4) développement rural et une révolution verte ;
(5) santé, planification familiale, et la lutte contre le VIH/SIDA ;
(6) économie à forte croissance ;
(7) l’environnement ; et
(8) solidarité nationale.

Pour chaque engagement, le gouvernement a identifié les défis, les buts et les stratégies, les projets et les activités prioritaires, ainsi que les indicateurs-clés pour le suivi.

Le MAP identifie lui, six priorités immédiates qui sont des secteurs exigeant une attention immédiate :

  • la réforme des finances publiques ;
  • l’augmentation significative de l’investissement pour favoriser une croissance élevée ;
  • l’ensemencement des graines d’une révolution verte ;
  • la transformation de la sécurité publique ;
  • la mise en application de nouvelles mesures audacieuses pour la santé et la planification familiale ; et
  • la transformation de l’appareil judiciaire.

Les programmes pour mettre en application les engagements du MAP sont élaborés plus en détail dans des stratégies sectorielles. Certaines de ces stratégies sont déjà en place, telles que les stratégies dans le développement rural, la santé, l’éducation primaire, l’eau rurale, le transport, et le VIH/SIDA. Le gouvernement travaille sur une gestion des risques et une stratégie de protection sociale, une stratégie sectorielle en matière de finances, et est en train de mettre à jour la stratégie d’éducation, y compris l’éducation post-primaire, en conformité avec le MAP.

L’exécution du MAP est guidée par les lois de finances annuelles, qui incluent des accords de résultats annuels entre le président et les cabinets ministériels. Pour assurer son succès, le MAP reconnaît l’importance de la participation publique, de la lutte contre corruption, de la construction de capacité et de qualifications en leadership, et de mobilisation de ressources (financières, techniques, matérielles, et humaines).

Deux nouvelles institutions-clés ont été mises en place pour soutenir l’exécution du MAP : l’Economic Development Board of Madagascar pour faciliter et favoriser l’investissement privé national et étranger, et le National Leadership Institute of Madagascar pour bâtir la capacité dans le gouvernement et les autres secteurs de la société.

Pour plus d’informations :

Site de la Banque Mondiale :
http://go.worldbank.org/I1ZAIP36V1

Site Web du MAP :
http://www.map.gov.mg/?version=fr

Le MAP au format PDF 118 pages :
http://siteresources.worldbank.org/INTMADAGASCARINFRENCH/Resources/MAPFrench.pdf

Site de l’ONU : Les défis actuels du continent africain
http://www.un.org/french/issues/africa/

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